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 La ménopause

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Chakou zineb
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MessageSujet: La ménopause   Ven 27 Mai - 12:42

La ménopause:

La ménopause correspond à la fin de la période reproductive de la femme, habituellement vers l’âge de 50 ans. Elle est marquée par l’arrêt des règles ainsi que par la cessation de l’ovulation et de la sécrétion par les ovaires des hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone).

Médicalement parlant, on sait qu’une femme est ménopausée lorsqu’elle n’a pas eu de menstruations pendant 12 mois consécutifs. Néanmoins, le début de la ménopause, c’est-à-dire la cessation permanente des règles, se situe au début de ces 12 mois. Il ne peut donc être établi que rétrospectivement.

La période de 2 à 7 ans qui précède la ménopause se nomme périménopause (et non préménopause). L’ovulation devient plus irrégulière. Le taux d’oestrogènes peut varier de façon très importante. C’est durant ces années de transition qu’apparaissent les irrégularités menstruelles et les symptômes incommodants : bouffées de chaleur, perturbations du sommeil, sautes d’humeur, etc.

Préménopause :

Période de fécondité, à partir de la puberté

Périménopause :

Menstruations irrégulières : de 2 à 7 ans

Ménopause* :

Pas de menstruation depuis au moins 1 an

*Certains utilisent le terme post-ménopause pour décrire la période de temps qui suit la ménopause, ce qui n’est pas tout à fait approprié puisque la ménopause est un état définitif. On dira d’une femme qu’elle est « ménopausée ».

L’intensité des symptômes varie d’une femme à l’autre : certaines n’ont pas d’autre symptôme que l’arrêt des menstruations, tandis que d’autres ont des symptômes d’intensité modérée à grave (20 à 30 % des femmes).

Remarque. Après la ménopause, même si les ovaires ne sécrètent plus d’oestrogènes, les glandes surrénales et le tissu adipeux (les réserves de gras) continuent à en libérer de petites quantités.



La ménopause prématurée:

Qu’est-ce qui déclenche la ménopause?

Chaque femme commence sa vie avec une quantité déterminée d’ovocytes, les cellules sexuelles femelles. Or, la ménopause n’est pas déclenchée au moment où tous les ovocytes ont été utilisés. Une femme a environ 30 000 ovocytes. Seulement 500 d’entre eux traverseront le cycle de l’ovulation. L’âge de la ménopause est surtout déterminé par les gènes. Il peut aussi être influencé par l’état de santé.

Lorsque la ménopause survient avant l’âge de 40 ans, elle est considérée comme prématurée. La ménopause prématurée peut survenir spontanément ou encore être provoquée par une maladie, des médicaments, une chirurgie ou un traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie.

Par exemple, l’ablation chirurgicale des 2 ovaires provoque la ménopause. En revanche, l'ablation seule de l'utérus (l’hystérectomie) ne suffit pas à provoquer une ménopause (car les ovaires continuent à produire des oestrogènes), mais fait cesser les règles. Les traitements contre le cancer, par chimiothérapie ou radiothérapie, peuvent conduire à une cessation plus progressive des règles. L’effet de ces traitements sur le cycle menstruel dépend de leur puissance. Les règles peuvent revenir avec l’arrêt du traitement.


Conséquences à plus ou moins long terme:

La baisse en oestrogènes rend les femmes plus à risque de divers problèmes de santé, comme l’ostéoporose, l’incontinence urinaire à l’effort et les troubles cardiovasculaires. Il s’agit d’un facteur de risque parmi d’autres. Pour en savoir plus sur la prévention de ces affections, consultez ces fiches.


Les symptômes de la ménopause:

Les symptômes sont habituellement plus marqués durant la périménopause. Ces symptômes sont liés aux changements hormonaux qui se produisent durant cette période de transition, mais aussi au vieillissement. Ils se manifestent de façon imprévisible et varient beaucoup d’un mois à l’autre.

Menstruations irrégulières. Elles sont une manifestation fréquente de l’instabilité hormonale qui se produit durant la périménopause.
Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Les bouffées de chaleur sont généralement ressenties d'abord à l'abdomen ou au thorax. La chaleur monte en quelques secondes au cou et au visage. Leur durée varie de quelques secondes à quelques minutes. Leur fréquence et leur intensité sont très variables d’une femme à l’autre. Elles s'accompagnent parfois de palpitations et de sueurs. 50 à 80 % des femmes en ressentent. Les bouffées de chaleur sont la raison principale qui incite les femmes à consulter un professionnel de la santé à la ménopause.
Sueurs nocturnes : elles se caractérisent par une sudation importante dans tout le corps. Elles se produisent la nuit et peuvent interrompre le sommeil. L’important est de se demander si les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes nuisent suffisamment à la qualité de vie pour nécessiter un traitement.
Perturbations du sommeil. Les problèmes de sommeil sont un motif de plainte très fréquent durant cette période de transition. De façon générale, avec l’âge, les nuits sont plus courtes et la qualité du sommeil tend à être moins bonne. Les changements hormonaux peuvent aussi nuire au sommeil. Par exemple, les difficultés à s’endormir et les réveils fréquents durant la nuit sont habituellement liés aux bouffées de chaleur et aux sueurs nocturnes. Ces troubles du sommeil peuvent entraîner une fatigue importante, une irritabilité, des troubles de l’humeur et des difficultés de concentration.
Troubles de l'humeur. Quoique cela demeure controversé, la période qui entoure la ménopause semble être une période de plus grande vulnérabilité sur le plan émotif. L’irritabilité, la tendance à pleurer plus souvent, les changements d’humeur, l’anxiété et le manque de motivation ou d’énergie sont les désagréments les plus fréquemment rapportés durant cette période de la vie. Les femmes qui souffraient de dépression avant la ménopause voient aussi parfois leurs symptômes s’aggraver.
Baisse de libido. Le désir sexuel est un phénomène humain complexe qui, sur le plan hormonal, dépend surtout des hormones sexuelles : les oestrogènes et les androgènes (testostérone et déshydroépiandrostérone ou DHEA). Selon les résultats d’une large étude portant sur les femmes à la ménopause, la libido et l’excitation sexuelle tendent à diminuer avec les années. Pour plus d'information concernant la sexualité avec l’âge, voir notre section Sexualité.
Sécheresse des muqueuses. L’arrêt de la sécrétion d’oestrogènes par les ovaires diminue la production de mucus dans le vagin et la vessie. Cette baisse de production entraîne l’assèchement et l’amincissement des muqueuses. De plus, les sécrétions vaginales se modifient : elles deviennent plus aqueuses et plus alcalines (moins acides). Plus de la moitié des femmes ménopausées vivent des inconforts reliés à la sécheresse vaginale. Ces inconforts se manifestent par des démangeaisons, une sensation de brûlure dans le vagin et sur la vulve et des douleurs durant les relations sexuelles. Cette sécheresse des muqueuses ne présente pas de risque pour la santé. Il existe des solutions pour soulager l'inconfort qu'elle provoque.
Vieillissement de la peau, cheveux plus secs. La peau tend à devenir plus sèche, et les rides, plus prononcées. Les cheveux deviennent plus secs et fragiles. En effet, la baisse d’oestrogènes entraîne une réduction de la production de collagène et d’élastine, 2 substances qui jouent un rôle important dans l’élasticité de la peau ainsi que dans son tonus. Cependant, les causes principales de l’apparition des rides demeurent le temps (le vieillissement) et l'exposition cumulative au soleil. En outre, d’autres facteurs peuvent modifier l’apparence de la peau et des cheveux, comme un ralentissement de l’activité de la glande thyroïde (hypothyroïdie). Il faut donc évaluer la situation globalement.
Voir nos fiches Vieillissement de la peau et Peau sèche.

Légère prise de poids. Les femmes qui prennent 2 à 4 kg (5 à 10 livres) à la ménopause demeureraient en bonne santé plus longtemps et survivraient plus longtemps que celles qui ne prennent pas de poids, en perdent ou en prennent plus. Les cellules graisseuses transforment les hormones des surrénales en hormones féminines. Une légère prise de poids, parce qu'elle atténue la baisse hormonale de la ménopause, semble donc bénéfique pour la santé.



Personnes à risque:

Les personnes risquant d'avoir des symptômes plus accentués :

Les femmes occidentales.



Facteurs de risque:

Les facteurs risquant d'influencer l'intensité des manifestations de la ménopause:

Facteurs culturels. L'intensité des symptômes dépend beaucoup des conditions dans lesquelles survient la ménopause. En Amérique du Nord, par exemple, près de 80 % des femmes ont des symptômes à l’arrivée de la ménopause, surtout des bouffées de chaleur. En Asie, c'est à peine 20 %.
Ces différences s'expliqueraient par les 2 facteurs suivants, caractéristiques de l’Asie :
- une consommation abondante de produits à base de soja (soya), un aliment qui possède une teneur élevée en phytoestrogènes ;
- un changement de statut entraînant une valorisation du rôle de la femme aînée pour son expérience et sa sagesse.
Les facteurs génétiques ne semblent pas en cause, comme l'ont relevé les études sur les populations immigrées.
Facteurs psychologiques. La ménopause survient à un moment de la vie souvent porteur d'autres changements : le départ des enfants, la préretraite, etc. De plus, la fin de la possibilité d'enfanter (même si la plupart des femmes y ont renoncé à cet âge) constitue un facteur psychologique qui confronte les femmes au vieillissement, donc à la mort.
L'état d'esprit devant ces changements influence l'intensité des symptômes.
Autres facteurs. Le manque d'exercice, la sédentarité et une mauvaise alimentation.
Note. L'âge auquel survient la ménopause est en partie héréditaire.



La préventions de la ménopause:

La ménopause est le fruit d'une évolution naturelle. Néanmoins, des études réalisées à travers le monde montrent que des différences dans le mode de vie, l'alimentation et les activités physiques peuvent influencer l’intensité et le type de symptômes que subissent les femmes durant la ménopause1.

De façon générale, on mettra toutes les chances de son côté en adoptant les mesures préventives suivantes avant 50 ans, particulièrement pendant la quarantaine.

Privilégier les aliments qui favorisent une bonne santé des os et du coeur : riches en calcium, en vitamine D, en magnésium, en phosphore, en bore, en silice, en vitamine K et en acides gras essentiels (oméga-3 notamment), mais faibles en gras saturés, et fournissant des protéines végétales au lieu de protéines animales ;
Manger des aliments riches en phytoestrogènes (soya, graines de lin, pois chiches, oignons, etc.) ;
Au besoin, prendre des suppléments de calcium et de vitamine D ;
Pratiquer régulièrement une activité physique qui fait travailler le coeur et les articulations, ainsi que des exercices de flexibilité et d’équilibre ;
Cultiver une attitude positive par rapport à la vie ;
Rester active sexuellement ;
Pratiquer les exercices de Kegel, tant pour combattre l'incontinence urinaire à l'effort que pour améliorer la vie sexuelle en augmentant le tonus des muscles vaginaux ;
Ne pas fumer. En plus de nuire aux os et au coeur, le tabac détruit les oestrogènes.
En outre, comme il a été expliqué ci-dessus, les femmes, du fait qu’elles sont ménopausées, mais surtout parce qu’elles avancent en âge, sont plus à risque d'ostéoporose, de maladies cardiovasculaires, de cancer de l’endomètre et de cancer du sein. On aura donc soin d'appliquer les mesures préventives associées à ces maladies.



Les traitements médicaux de la ménopause:



Mode de vie:

Un mode de vie sain contribue à réduire l’intensité des symptômes de la ménopause, améliore la santé cardiovasculaire et osseuse, et apporte une certaine protection contre plusieurs problèmes de santé.


Alimentation:

Pour réduire les bouffées de chaleur

Au lieu de prendre 3 repas principaux, réduire les portions et prévoir des collations santé entre les repas ;
Boire beaucoup d'eau ;
Éviter ou diminuer considérablement sa consommation d’excitants : boissons chaudes, café, alcool, mets épicés ;
Diminuer sa consommation de sucres concentrés ;
Consommer régulièrement des aliments riches en phytoestrogènes.


Exercice physique:

Toute forme d'activité physique est préférable à l'absence d'activité physique. Pour toutes les femmes, et particulièrement pour celles qui entrent dans cette période de transition, l'exercice quotidien procure plusieurs bienfaits importants :
- conserver ou atteindre un poids santé ;
- maintenir le système cardiovasculaire en forme ;
- réduire la perte de densité osseuse et le risque de chute ;
- diminuer le risque de cancer du sein ;
- stimuler le désir sexuel.

De plus, des études indiquent que les femmes sédentaires risquent plus d'avoir des bouffées de chaleur modérées ou importantes en comparaison avec des femmes qui font régulièrement de l'exercice3,4,47.

On recommande d’être modérément active au moins 30 minutes par jour et d’intégrer à sa routine des exercices de flexibilité : étirements, tai-chi ou yoga par exemple. Pour des conseils adaptés, consulter un kinésiologue (le spécialiste de l’activité physique).


Techniques de relaxation:

La respiration profonde, le massage, le yoga, la visualisation, la méditation, etc., peuvent aider à contrer les problèmes de sommeil, s’il y a lieu. La relaxation pourrait contribuer à soulager d’autres symptômes de la ménopause (voir la section Approches complémentaires).



Médication:

Pour combattre les différents problèmes associés à la ménopause, les médecins recourent à 3 types d’approches pharmacologiques :

- traitement hormonal général ;
- traitement hormonal local ;
- traitements non hormonaux.


Traitement hormonal général:

L’hormonothérapie supplée aux hormones que les ovaires cessent de sécréter. Elle permet à la majorité des femmes de voir diminuer ou même disparaître leurs symptômes (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, variations de l’humeur) pour toute la durée de l’hormonothérapie.

Il est important de savoir que la plupart des femmes qui entreprennent un traitement hormonal général retrouveront leurs symptômes lorsqu’elles cesseront leur traitement, car le corps vivra de nouveau une transition hormonale. Certaines femmes pourraient, par exemple, prendre la décision de suivre une hormonothérapie pendant quelques années, puis décider de l’arrêter au moment de la retraite, sachant qu’il sera plus facile de gérer leurs symptômes à cette période de la vie.

L’hormonothérapie générale fait habituellement appel à une combinaison d’oestrogènes et de progestatifs. Les oestrogènes seuls sont réservés aux femmes ayant subi une ablation de l’utérus (hystérectomie) puisque, pris sur une période prolongée, ils augmentent le risque de cancer de l’utérus. L’ajout d’un progestatif réduit ce risque.

De nos jours, l’hormonothérapie est réservée aux femmes dont les symptômes de ménopause sont prononcés et dont la qualité de vie est suffisamment compromise pour la justifier. La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada recommande aux médecins de prescrire la plus faible dose efficace, pour la période la plus courte possible. La durée maximale conseillée est de 5 ans.

L'hormonothérapie peut contribuer à ralentir la perte de masse osseuse et ainsi réduire le risque de fracture. Par contre, elle ne devrait pas être prescrite dans ce but unique.

Il arrive que l'hormonothérapie de remplacement ait des effets indésirables non dangereux, mais désagréables. Renseignez-vous auprès de votre médecin.

Certaines femmes prennent les hormones de façon continue, c’est-à-dire qu’elles prennent les oestrogènes et les progestatifs chaque jour. Les menstruations s’arrêtent alors. Généralement, elles ne reprennent pas quand cesse l’hormonothérapie, si celle-ci a duré suffisamment longtemps. D’autres femmes suivent un traitement cyclique, et prennent les progestatifs seulement 14 jours par mois et les oestrogènes chaque jour. L’hormonothérapie prise de façon cyclique génère de « fausses menstruations » ou saignements de retrait (non reliées à l’ovulation, comme dans le cas de la pilule anticonceptionnelle).


Hormonothérapie classique:

Au Canada, les oestrogènes conjugués équins (Premarin®) ont longtemps été les plus prescrits. Ces oestrogènes sont extraits de l'urine de juments enceintes et s’administrent par voie orale. Ce n’est cependant plus le cas. Le 1er février 2010, le Premarin® a été retiré de la liste des médicaments couverts par le régime public d’assurance médicaments du Québec, en raison d’une hausse très importante de son prix de vente2. (Le Premplus®, une combinaison d’oestrogènes conjugués équins et de progestérone synthétique, a aussi été retiré.)

Depuis, les médecins peuvent prescrire l’un ou l’autre des oestrogènes suivants. Il s’agit de comprimés à prendre par la bouche.

- Estrace® : de l’oestradiol-17ß ;
- Ogen® : de l’estropipate (une forme d’estrone) ;
- C.E.S.® : des oestrogènes conjugués synthétiques.

Les oestrogènes sont habituellement prescrits en combinaison avec des progestatifs synthétiques : de l’acétate de médroxy-progestérone (AMP) comme le Provera® ou de la progestérone micronisée issue de plantes comme le Prometrium®. La progestérone micronisée est un type d’hormone « bio-identique »


Hormonothérapie bio-identique:

Les hormones bio-identiques possèdent la même structure moléculaire que les hormones sécrétées par les ovaires : l’oestradiol-17ß (le principal oestrogène produit par le corps féminin) et la progestérone. Elles sont synthétisées en laboratoire à partir de plantes comme le soya ou l’igname sauvage.

L’oestradiol-17ß bio-identique s’administre par voie cutanée, ce qui le distingue de l’hormonothérapie classique. Il s’obtient sous forme de timbres (Estraderm®, Oesclim®, Estradot®, Sandoz-Estradiol Derm® ou Climara®) ou de gel (Estrogel®).

En plus de l’oestradiol-17ß, les médecins qui ont recours au traitement bio-identique prescrivent généralement de la progestérone micronisée. La technique de micronisation permet de transformer la progestérone en minuscules particules qui sont bien absorbées par le corps. Celle-ci est offerte par voie orale (Prometrium®).

Les hormones bio-identiques sont prescrites depuis plusieurs années au Canada et en France (l’appellation bio-identique est toutefois récente). Au moment de rédiger cette fiche, ces médicaments n’étaient couverts par le régime public d’assurance médicaments du Québec que dans certains cas particuliers. Par contre, la plupart des régimes d’assurance privée les remboursent.


Traitement hormonal local:

L’application d’oestrogènes à petites doses, par voie vaginale, a pour but de soulager les symptômes liés à la sécheresse vaginale et à l’amincissement des muqueuses. Elle n’a toutefois aucun effet thérapeutique sur les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil et les troubles de l’humeur. L’hormonothérapie locale n’entraîne pas les effets indésirables et les risques associés à l’hormonothérapie générale.

Les oestrogènes peuvent être administrés dans le vagin à l’aide d’une crème, d’un anneau ou de comprimés. Leur efficacité est la même. La crème vaginale et les comprimés s’insèrent dans le vagin à l’aide d’un applicateur. L’anneau vaginal imprégné d’oestrogènes est fait d’un plastique flexible. Il s’insère au fond du vagin et doit être changé tous les 3 mois. La plupart des femmes le tolèrent bien, mais certaines jugent qu'il est inconfortable ou qu'il a parfois tendance à se déplacer et à sortir du vagin.

En début de traitement, lorsque la muqueuse vaginale est très mince, il arrive que les oestrogènes appliqués localement dans le vagin se diffusent dans le corps. Cependant, aucune conséquence néfaste sur la santé à long terme n’a été rapportée aux doses recommandées.

Traitements non hormonaux:

Des médicaments non hormonaux peuvent contribuer à atténuer certaines manifestations de la ménopause.

Contre les bouffées de chaleur
Antidépresseurs. Des études laissent croire que certains antidépresseurs pourraient diminuer les bouffées de chaleur (mais l’effet est moindre que celui de l’hormonothérapie), qu'il existe ou non une dépression sous-jacente. Cette option peut représenter un choix intéressant pour une femme qui a des symptômes dépressifs et des bouffées de chaleur, mais qui ne souhaite pas prendre d'hormones.
Antihypertenseurs. La clonidine, un médicament employé pour baisser la pression sanguine, s’est avérée légèrement plus efficace que le placebo pour soulager les bouffées de chaleur. Ce médicament est cependant peu utilisé, car il provoque plusieurs effets indésirables, comme la sécheresse de la bouche, la somnolence et la constipation.

Contre la sécheresse vaginale
Le gel hydratant Replens® s’est avéré un hydratant vaginal efficace pour soulager les démangeaisons et l’irritation ainsi que les douleurs durant les relations sexuelles. Il s’applique tous les 2 à 3 jours.

Contre les changements d'humeur
L'usage d'antidépresseurs, d'anxiolytiques et de somnifères ne devrait pas faire partie de l'arsenal des soins de base à la ménopause. Leur prescription doit répondre aux mêmes critères et à la même rigueur que pour toute autre période de la vie.

Contre l'ostéoporose
Plusieurs médicaments non hormonaux servent à augmenter la densité osseuse et à diminuer les risques de fracture. Voyez la section Traitements médicaux de la fiche Ostéoporose.

Contre les problèmes de sommeil
Quelques idées pour faciliter le sommeil : pratiquer de l’exercice physique régulièrement, utiliser divers moyens pour relaxer (respiration profonde, massage, etc.), éviter la caféine et l’alcool et boire une tisane de camomille allemande ou de valériane avant le coucher6. Voyez aussi Mieux dormir - Guide pratique.

Vie sexuelle

Des études tendent à montrer que les femmes ayant une vie sexuelle active ont moins de symptômes à la ménopause que celles qui ont une vie sexuelle peu ou pas active7. Mais on ne sait pas s'il y a un lien de cause à effet ou s'il s'agit d'une simple coïncidence entre les deux.

Quoi qu'il en soit, il est évident qu'une ménopause ponctuée de nombreux symptômes perturbe la vie sexuelle. On peut néanmoins conserver une vie sexuelle active et satisfaisante en recourant à une hormonothérapie par voie vaginale, à un hydratant vaginal ou à un lubrifiant.

Rappelons que l'exercice peut également éveiller le désir chez les femmes. Pour maintenir la libido active, il est également important de maintenir une bonne communication avec le conjoint et de bien gérer le stress en général (travail, etc.).

Testostérone. La prescription de testostérone aux femmes ménopausées demeure encore un phénomène marginal en Amérique du Nord. Cependant, de plus en plus de médecins le font pour restaurer et stimuler la libido, notamment chez les femmes ayant subi l’ablation chirurgicale des deux ovaires. Les effets indésirables potentiels de l'utilisation de la testostérone chez la femme sont encore mal connus. Il faut donc considérer ce traitement comme expérimental.

Consultez notre fiche Dysfonction sexuelle féminine.

Suppléments

La seule recommandation officielle concerne l'usage des suppléments de calcium et de vitamine D pour combattre l'ostéoporose, dans certains cas. Pour plus de détails, voyez la fiche sur l'ostéoporose ainsi que celles consacrées à ces 2 produits.






Conseils pour prévenir les bouffées de chaleur:


Prenez le temps de déterminer ce qui peut causer vos bouffées de chaleur pour ensuite mieux les éviter. Par exemple :

certains aliments ou boissons (voir plus haut) ;
températures élevées à l'extérieur ou dans la maison ;
exposition prolongée au soleil ;
douches ou bains très chauds ;
brusque changement de température, comme lorsque l'on passe d'une pièce climatisée à un endroit où règne une chaleur excessive ;
vêtements en fibres synthétiques.
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